Barbechat, terre d’embruns et de crampons
Motocross à Barbechat ce weekend ! Ce dimanche 18 mai, le MC Divatte a sorti le grand jeu au Champ-Chapron. Une piste refaite à la main, damée avec soin, arrosée toutes les trois manches. Et surtout, 1 600 spectateurs massés le long des filets pour une journée de motocross comme on en voit rarement en championnat de Ligue.130 bénévoles ont tenu la barre du matin au soir. La mécanique humaine tournait aussi bien que celle des motos.
Briand au sommet du MX2
Johan Briand a survolé la catégorie MX2. Le pilote Husqvarna du club saumurois a imposé son rythme dès les essais, puis confirmé en course. Rien d’esbroufe, tout dans la trajectoire.
Dans une seconde manche très disputée, il a su tirer profit d’un grip redevenu traître après l’arrosage. Là où d’autres cherchaient encore la bonne ornière, lui creusait l’écart.
Espoirs 85 cm³ : Pichon, un nom qui continue d’écrire
Lenny Pichon. 12 ans. Trois manches, trois victoires. Une KTM qui ne touche presque pas le sol et un regard rivé vingt mètres plus loin.
Fils de Mickaël, frère de Zachary, il roule comme si le tracé lui appartenait. Sans forcer, mais en imposant. Dans les virages relevés ou sur les sauts, sa position reste impeccable. Il n’a pas seulement gagné, il a maîtrisé.
Vétérans : rouler avec le passé dans le rétroviseur
Christophe Lheriteau (Kawasaki 450) n’a pas failli. Dans cette catégorie où les années de selle comptent autant que les chevaux, il a fait parler l’expérience.
Lilian Dessier, du club organisateur, termine quatrième. Pas un podium, mais une course pleine, propre, engagée.
Mention à Hélène Leboulenger. Elle roulait en électrique sur sa StarkFuture. Une autre sonorité, un autre monde. Mais sur la piste, elle prenait les mêmes appels, sortait des virages avec la même fougue. Il faudra s’y habituer.
National Open : un duel de générations et de cylindrées
Dorian Juin, sur Husqvarna 350 4T, a raflé la mise. Il a d’abord observé, puis attaqué. En Open, tout se joue à la relance, au choix de ligne, à l’audace. Et il en a eu.
Son pilotage, intelligent et progressif, a fait la différence. Notamment dans les enchaînements techniques, là où certains 125 perdaient en motricité et où les 450 peinaient à s’inscrire.
Un rendez-vous qui s’installe
Sylvain Bompas, co-président du MC Divatte, voit plus loin : “Si les dates s’alignent, on rêve d’une manche du championnat de France.”
Le terrain y est prêt, le public aussi. Seules les infrastructures manquent encore pour accueillir le haut niveau. En attendant, le National Open de Barbechat s’installe comme un rendez-vous que personne ne veut manquer.
Ce n’était pas qu’un motocross de ligue. C’était une journée de passion pure, dans la glaise, les cris, les départs à la grille, et les poignées qu’on essore comme un dernier souffle.







