MotoGP Indonésie 2025 : Marini et Honda frappent fort d’entrée
Luca Marini a surpris tout le paddock en signant le meilleur temps de la FP1 du Grand Prix MotoGP d’Indonésie, devant Acosta et Bezzecchi. Sur un tracé exigeant comme Mandalika, la performance de Honda, absente des premières lignes depuis des mois, interpelle. Yamaha se replace, Ducati déçoit, la tournée asiatique est bel et bien lancée.
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Marini met tout le monde d’accord
Personne ne l’attendait là, pas même dans le top 5. Luca Marini, désormais sur la Honda HRC Castrol, s’est offert la première place en toute fin de session. Temps de référence : 1’30.809. Ce n’est pas tant le chrono brut qui impressionne, mais la manière.
Dans son dernier run, Marini a su exploiter l’adhérence précaire de Mandalika, un circuit qui ne pardonne rien quand la température grimpe. Honda n’avait pas brillé ainsi depuis longtemps en séance libre. Avec deux motos dans le top 10 (Mir 9e), la marque japonaise retrouve enfin un soupçon de compétitivité.
Pedro Acosta reste dans le rythme
Pedro Acosta, toujours aussi incisif, a terminé deuxième. Le rookie de KTM n’a cessé de progresser durant la séance, peaufinant son rythme avec une régularité qui rappelle celle des grands. Il a été le plus rapide dans le deuxième secteur, confirmant sa capacité à enchaîner les virages fluides sans casser la vitesse.
KTM le laisse libre dans ses choix techniques, et ça se voit. La moto ne décroche pas, le pilote enroule, l’ensemble fonctionne.
Bezzecchi répond présent, Aprilia peut y croire
Marco Bezzecchi complète le trio de tête sur son Aprilia Racing. Il confirme que le châssis de Noale reste à l’aise sur les circuits à faible grip. Sa capacité à garder la moto stable sur l’angle dans les sections sinueuses a fait la différence. Ce n’est pas un hasard s’il était aussi rapide dans le secteur 3, le plus technique du tracé.
L’écurie Aprilia a clairement une carte à jouer ce week-end, surtout si les températures grimpent encore demain.
Cinq constructeurs dans le top 5 : rare
Ce n’est pas courant. Cinq motos, cinq marques différentes dans les cinq premières places de la FP1. Honda, KTM, Aprilia, Yamaha, Ducati. Cette diversité reflète un plateau extrêmement serré, où chaque évolution technique compte. La moindre amélioration aérodynamique ou électronique peut basculer la hiérarchie d’une session à l’autre.
Marc Márquez, sur la Ducati officielle, termine cinquième. Le champion du monde 2025 s’est offert une petite frayeur dès les premières minutes : sortie dans le bac à graviers à la sortie des stands, sans gravité mais révélatrice d’un certain relâchement post-titre.







