Paris interdit l’accès aux motos thermiques en 2030
Ce n’est plus une hypothèse, mais une réalité programmée. Si tu roules en thermique, tu as cinq ans pour changer de monture, ou pour changer de ville. D’ici là, les étapes sont déjà tracées, les dates actées, les exceptions comptées. Cette interdiction marque un tournant dans la manière de circuler à Paris, mais aussi dans le lien intime qu’entretient le motard avec sa liberté de mouvement. Le deux-roues thermique est devenu l’ennemi public numéro un pour certains, un bouc émissaire pour d’autres. Voici ce qui t’attend.
Chronologie d’un bannissement méthodique
La mécanique s’enclenche en 2016 avec l’éviction des Crit’Air 5. Motos de plus de 15 ans, principalement des modèles d’avant 2000. Puis 2021, les Crit’Air 4 : tu n’entres plus dans Paris si ta bécane est d’avant 2004. En 2025, ce sera au tour des Crit’Air 3, donc toutes celles d’avant 2007, interdites en semaine de 8h à 20h dans les 77 communes du Grand Paris.
La mairie t’accorde encore un joker : le “pass 24 heures”, valable 24 fois par an, pour retarder l’inévitable. Mais en 2030, rideau définitif. Plus aucune circulation pour les moteurs thermiques, sauf s’ils sont hybrides rechargeables. Même les véhicules de collection devront composer avec les nouvelles règles.

Stationnement payant : la double peine
Depuis 2022, fini le stationnement gratuit pour les thermiques. 2 euros de l’heure pour les motos, 1 euro pour les 50cc, avec des forfaits journaliers de 12 et 6 euros. Les électriques, elles, continuent de se garer gratos. Si tu roules souvent en ville, la facture grimpe vite. C’est voulu.
La FFMC contre-attaque
La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) est sur tous les fronts. Manifs, recours juridiques, tribunes. Pour elle, les motos représentent à peine 2 % du trafic, mais sont traitées comme des pestiférées. Et surtout, elles ne roulent pas au diesel, alors pourquoi les viser ?
Jean-Marc Belotti, figure de la FFMC Paris, dénonce un acharnement idéologique. Pour lui, cette politique punit les plus modestes, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un deux-roues neuf tous les cinq ans.
RER et métros sous pression
Si les motards quittent la route, ils n’iront pas tous sur des trottinettes. Beaucoup se reporteront sur les transports en commun. Or les lignes A et B du RER sont déjà saturées. La RATP tente de réagir : Grand Paris Express, bus express, nouvelles rames. Mais rien ne sera prêt avant 2030.
En attendant, la transition risque d’aggraver les galères du quotidien.
Des alternatives, mais pas pour tous
Les constructeurs d’électriques innovent. Batteries amovibles, géolocalisation, design inspiré des modèles thermiques. Certains scooters montent à 150 km d’autonomie. Mais peu de motards les considèrent comme de vraies motos. Et les conditions hivernales tuent l’autonomie.

Les services de moto-taxi électrique se développent (Felix, Cooltra), mais restent anecdotiques pour le moment.
Paris montre la voie, les autres suivent
Lyon, Grenoble, Montpellier ou Strasbourg développent leurs propres ZFE. Le modèle parisien se diffuse, et Bruxelles, Londres ou Amsterdam ont déjà des calendriers similaires. Le contournement devient impossible.
Ce que tu vis à Paris, tu le vivras ailleurs demain.
Enjeux techniques et politiques
Il faudra multiplier par dix le nombre de bornes de recharge. La Région prévoit plus de 500 millions d’euros d’investissement. Mais sans coordination publique-privée, ce sera vite le bazar.
Côté batteries moto, les promesses d’autonomie de 200 km et de recharge en 30 minutes restent encore à prouver.
Enfin, tout cela reste tributaire de l’élection municipale de 2026. Un changement de majorité pourrait ralentir ou reconfigurer le plan. Et les motards sont désormais une force politique.







il ne faut pas se leurrer, cette chasse au sorcière prendra fin car rien n’est prêt et les ressources ne sont pas la .
La seule solution sera de réduire le nombre d’utilisateurs de véhicules thermiques ou électrique…
Et si l’on considère l’accroissement des pays émergent, toute les solutions que les anciennes puissances proposent ou mettent en place seront quasi nul face à ces nouveaux conquérants .